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 Hiram Deija

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MessageSujet: Hiram Deija   Dim 25 Avr - 22:11

Nom: Deija

Prénom: Hiram. Surnom: Amos. Autre: Esther Restopov

Dates: 2711

Fonction, rang: Comptable dans une société de vente de tuyaux et de siphons au début de son existence.

Impact dans l'histoire: Psychopathe le plus connu de l'histoire récente. Plusieurs films, fictions et documentaires, ont étés faits sur les parties connues de sa vie. Serait selon certaines théories du complot impliqué dans des machinations de l'l'Ordre de la Révélation.


Biographie :

Hiram Deija est né en 2711, à Algancity, d'une famille d'émigrés valiens; ses parents, petits entrepreneurs, ont étés persécutés par le régime de Valen, et ont eut l'occasion de s'enfuir grâce à leurs contacts avec le parti communiste de Perleo. Néanmoins, une fois là bas, ils faussent compagnies aux communistes, et, depuis la république skeïb, s'envolent pour Alganzaar, où sa mère, militante communiste sincère, accouche. Néanmoins, contrainte à la fuite malgré ses convictions, elle se passera les dix années suivantes à se disputer avec son maris, laissant au jeune Hiram peu d'amour et d'importance au sein de la famille. Pendant ce temps, à Algancity, ils sombrent dans une grande pauvreté; son père est contraint de travailler dans les chantiers spatiaux. Un soir, ce dernier rentre, après avoir été licencié par son patron en raison d'une faute qu'il n'a pas commis. Sa colère froide se transforme en tempête de haine lorsque sa femme commence à lui faire des reproches; il explose littéralement, et la tue avec une barre de fer, devant les yeux de leur enfant.
La police, rameutée par les voisins, débarque alors que le meurtrier n'a pas réussi à bouger d'un pouce en une demi-heure. Suite à cela, Hiram est placé dans un centre pour orphelins, où il passera huit ans, de dix ans à dix-huit ans. Là, il en conçoit un sens maniaque de la propreté et de la propriété, ainsi qu'un ressentiment profond à l'égard des autres, aussi bien camarades que professeurs et autres membres du personnel. Néanmoins, il est toujours considéré comme un excellent élève, et quitte l'institution pour l'université d'Algancity avec les félicitations de ses tuteurs, et il entame des études de chimie. Vers le milieu de son année, il aura ses premières relations sexuelles, et commettra également son premier crime: son amante, qu'il tue peu après pour une raison qu'il n'est jamais parvenu à expliquer lui-même, est dissolue dans une cuve d'acide qu'il avait commandé pour une expérience. Minutieux et extrêmement compétent, il parviendra à récupérer les implants au fond de la cuve, à la détruire, et, grâce à une réaction chimique au sein de l'acide, supprimerant toute preuve de son forfait; jusqu'à sa capture, des années plus tard, personne ne saura quoi que ce soit quant au devenir de la victime.
Néanmoins, à partir de cet instant, Hiram, ayant goûté à la "saveur" du meurtre, ne se laissera plus arrêter, les orchestrant toujours avec un soin méticuleux, ne laissant rien au hasard; il avouera qu'un minuscule détail qui n'allait pas dans l'atmosphère d'un lieu, dans les vêtements de sa victime, pouvait suffire à lui faire tout abandonner, avec dépit. C'est également à cette époque là qu'il découvre la théologie chrétienne, et se passionnera pour elle, relisant des dizaines de fois certains livres de la Bible, même s'il garde cette passion secrète. On raconte également qu'il aurait été approché à ce moment là par le mystérieux ordre des révélationnistes, dans le cadre de leur mystique "Tâche Majeure".
Il abandonne à vingt ans ses études de chimie, à la grande déception de ses professeurs, et quitte totalement cette branche: il se consacre dorénavant sans passion à l'expertise comptable. Dès vingt-et-un ans, il a un macabre passe-temps: tout les quatre mois, il tue quelqu'un. Ou plus précisément, fait disparaitre cette personne. Les sept premières victimes ne seront jamais retrouvées; alternativement noyées dans l'acide ou envoyée dans le broyeur d'une des immenses déchetteries d'Algancity, elles resteront sur la liste des "disparus". Néanmoins, la huitième est trouvée, juste avant que les broyeur ne la réduise en charpie. A première vue, c'est un corps tout à fait intact, sans même de trace de violence. Mais, à la grande horreur des enquêteurs, le corps a été vidé de l'intérieur: des injections d'acides et de produits toxiques ciblée ont dissout les organes et la colonne vertébrale. Le crane a été enlevé, et la chair de la tête est flasque comme un ballon de baudruche.
Immédiatement, le répugnant fait divers fait la une dans la presse algane: qui est le mystérieux "réducteur de tête", ou encore "tic-tac"? La chasse se poursuit pendant trois ans, sans succès, et, ponctuellement, tout les quatre mois, une personne disparait, et généralement, les enquêteurs la retrouve à la déchetterie, ramenée par l'une des bennes automatiques quadrillant la ville, chaque fois en provenance d'un endroit différent. Personne ne se pose la moindre question quant au petit comptable au sourire faible et aux regard fuyant qui termine ses examens haut la main en 2734.
Un an après, il est embauché par une petite entreprise qui produit tuyaux et siphons. "Tic-tac tic-tac"; chaque mois, une personne disparait presque à coup sûr (les fois où cela n'arrivera pas, il affirmera par la suite que c'était car "l'atmosphère ne lui plaisait pas"), et la police reste impuissante. Le président algan lui-même en parle lors d'un de ses discours, et Interpol est alertée; on soupçonne lentement un gang, la mafia, ou encore des crimes politiques pour déstabiliser le régime, comme dans le cadre de l'affaire P2 en Union, quelques années plus tôt. Durant tout ce temps, Hiram Deija éprouve un sentiment de puissance croissant, d'autant plus qu'il s'avère être un manipulateur excellent: chaque fois, sans difficultés, en les mettant parfaitement en confiance, il parvient à attirer des victimes sans méfiance dans un endroit discret préparé par lui-même, et à la tuer, par l'acide ou encore son arme préférée, la sarbacane. Avec ce minuscule tube, il lance des fléchettes empoisonnées qui paralysent mais ne tuent pas. Ensuite, pendant des jours, il est capable de faire pendre ses victimes, dans le noir, au dessus d'une cuve d'acide, avant de les faire tomber sans crier gare, ou encore, ligotés sur une table, sous un ensemble de seringues aux extrémités effilées, la lumière braquée sur le visage.
A partir d'un moment, les décharges et les bennes devenant trop surveillées, il change de stratégie: profitant d'un contrat de son entreprise, il se débarrasse des restes dans les canalisations géantes qu'ils font installer, notamment les siphons géants, où les pantins disloqués qui furent humains sont dissimulés dans la zone invisible. Les corps qu'il a déposé là ne seront jamais redécouverts. De plus, à cette époque, Hiram Deija entre en possession d'une somme d'argent colossale de plusieurs millions de crédits, sans que l'on n'en connaisse encore l'origine. On raconte qu'il aurait été financé par les révélationnistes afin de faire régner la terreur sur Alganzaar et permettre la prise de pouvoir par l'Ordre...
Finalement, un jour de 2735, alors que "tic-tac" terrorise Algancity depuis trois ans, la fin du contrat de pose de siphon l'oblige a changer une nouvelle fois de lieu de stockage: dorénavant, les corps sont compressés à l'intérieur de tuyaux standards de trente centimètres de diamètre, juste la veille de leur pose. Néanmoins, fin 2735, l'une de ces canalisations est bouchée, et, les services techniques, en l'ouvrant, y découvrent avec stupeur un bouchon de chair putréfiée que l'on ne parviendra à identifier qu'avec des tests ADN. Mais, à partir de ce moment là, Hiram sait que son temps est compté: tout les employés des sociétés liées sont interrogés, et même lui, qui, en tant que comptable, n'était théoriquement jamais présent sur le terrain, reçoit la visite d'un agent des services spéciaux algans, un immense bougre d'une tête et demi de plus que l'implacable meurtrier. Cela ne l'empêche pas de tomber comme une masse en recevant une petite fléchette. Le colosse, totalement immobilisé mais conscient, resta 48 heures suspendu au dessus d'une cuve d'acide sulfurique, et, grâce à une poulie liée à la porte de la cave où il est prisonnier, est retenu de tomber dans la profonde masse dégageant des vapeurs déjà en elles-mêmes toxiques, uniquement déviées par une pompe à air.
Dès l'instant où les renforts de la sécurité intérieure algane ouvrent la porte, la poulie tourne, et les liens cèdent: entraîné par deux poids de cinquante kilos, l'homme tombe lourdement et entièrement dans la cuve; deux agents, tentant de le sauver, perdront leurs bras, et au auront certaines parties de leur visages gravement touchées. Le malheureux, lui, est déjà mort depuis longtemps lorsque les médecins arrivent.
Ce dispositif machiavélique donne un immense retentissement à l'affaire, mais le meurtrier n'est plus là: après avoir surligné dans sa grande Bible (annotée de signes mystiques que l'on suppose révélationnistes) le mot "Amos", Hiram Deija fuit par le prochain astronef, d'abord à Hitimili, où, s'étant procuré de nouveaux papiers grâce à son argent et sa capacité de manipulation, il part pour les zones neutres. A Carcaran, il travaille comme... comptable pendant plusieurs mois pour un clan carcar, et parvient à se retenir d'assassiner qui que ce soit. Finalement, lorsqu'il cédera, ce ne seront que des esclaves: personne n'en a cure, sauf leurs propriétaires.
Un nouveau tournant a lieu en 2736: Hiram Deija, renommé Geff Seilter, kidnappe une femme, une étrangère, qui s'avère être une agente jadéenne. Grâce à un coup de chance - une bande de carcars ivres entrent dans le minuscule appartement du psychopathe au moment crucial -, elle parvient à fuir, brûlée presque de partout, et sa moelle épinière se désintégrant. Elle survit assez longtemps pour toucher deux mots à son contact dans le coin. Avec l'appui d'un clan carcar qui lui est redevable, ce dernier pénètre dans l'antre du criminel, qui l'a déserté, se sachant découvert. Entrant dedans, les carcars apprennent la peur: "Amos" a laissé dans une vieille pièce auparavant condamnée au fond certains des corps, humains comme carcars: pendant à des cintres, ils sont flasques comme des costumes grotesques, leurs yeux traduisant encore des émotions, de la peur à la résignation.
De nouveau, Hiram doit fuir, mais est capturé par hasard par un clan carcar à la recherche de "matériau humain": il est envoyé auprès du client de ces raiders, un autre fameux psychopathe, le seul peut-être qui a atteint un degrés semblable dans l'horreur et le sadisme: le Professeur docteur Christiaan Junk, transplanteur neural aussi génial que détraqué. Ce dernier parvient sans peine à faire parler ce nouveau venu, et est fasciné par ce qu'il entend. Pendant des semaines, ils discutent sans relâche. Puis, à la fin, les instincts répugnants de Junk reprennent le dessus avec l'admiration pour le collègue, et il s'adonne à son activité préféré: tourmenter des êtres humains. Avec une immense dérision, il choisit de transplanter l'esprit de Hiram Deija dans le corps d'une fille à peine sortie de l'adolescence, et, après l'avoir fait passer quelques fois aux amplificateurs de douleur, opère quelques lavages de cerveau, avant de finalement la faire mettre dehors, renvoyée vers Carcaran, tout en se débarrassant de la dépouille mortelle de l'ancien Hiram. Cette dernière est envoyée depuis Memel Prime aux services jadéens, avec un billet signé de la main du "Bon Docteur": "Il ne m'est plus utile à présent, je vous laisse quelques miettes - Votre serviteur, C. Junk.". Rétrospectivement, constateront les enquêteurs, le médecin aura donné un certain temps de paix à l'humanité grâce à cela. Les investigations cessent, et le corps est renvoyé à Alganzaar. Certains raconteront que le docteur Junk est un des membres des organisations secrètes luttant contre les Révélationnistes, d'autres qu'ils en est un lui-même...

Une fille amnésique de seize années erre dans les chantiers spatiaux de Carcaran, sans que personne ne se doute qu'au fond d'elle, tapie, une âme d'une noirceur abyssale sommeille. Par un coup de chance, elle est trouvée par des humanitaires arkiliens. L'un d'eux est ému, et, ayant perdu une fille d'un âge proche peu de temps auparavant, décide d'adopter la petite vagabonde au visage de porcelaine et aux mains délicates. Nous sommes en 2737.
Durant cinq années, la fille nommée Esther vivra chez Michaël Restopov, à Arkilia-Ville, dans une famille très aisée. La femme de Restopov l'accepte vite, et elle démontrera des talents en musique, ainsi qu'une grande sensibilité humaine, mais également une certaine capacité de manipulation. Chose inquiétante, elle est très sujette aux cauchemar et aux déjà-vu, ce qui est placé sur le compte de violences et de viols chez les carcars. En 2742, a vingt-et-un ans, Esther donne la première d'un concerto de Xaval de Chrisitansa (compositeur néo-classique du XXVIIème siècle) sur harmonique quantique, instrument dont toute la qualité se base sur les réflexes nerveux d'une main suspendue au dessus d'un faisceau d'analyse, et éblouira le public. Considérée comme une prodige, elle ira de salle de concert en salle de concert, et fera même parler d'elle dans les médias intergalactique. Sur le vieux vaisseau abandonné Titan, où Junk a son laboratoire, le "Bon Docteur" est hilare en voyant le visage bien connu à l'holovision, et se demande combien de temps encore le blocage cervical tiendra.
Effectivement, peu à peu, le barrage imposé par le médecin fou à l'esprit criminel cède, les voies d'eaux devant des trous, les trous des fissures, les fissures des brèches béantes. Deux personnalités cohabitent dans le frêle et délicat corps: celle de Esther Restopov, fille sensible et douce, et celle de Hiram Deija, l'assassin machiavélique. La première est glacée par les pensées qui lui viennent, par les actions qu'elle contrôle difficilement, par les souvenirs atroces qui lui reviennent.
En 2743, elle commence sa tournée internationale, sous l'intense pression de son impresario, des médias et de ses milliers de fans. Sur Kryptonn, Bavandar, Scluikaas, Jadis, Christiansa, Alttoria, elle ébloui le public par des performances magnifiques, et reçoit même un ordre des mains même du doge de Chrisitansa. La dernière étape de la tournée est Alganzaar.
D'emblée, tout va mal: à l'arrivée, elle tombe amoureuse de son guide, un garçon d'un âge semblable, dont l'histoire est tragique: sa mère a été tuée durant la "terreur tic-tac", des années auparavant. Elle ne parvient plus à se concentrer, rate tout ses répétitions, et passe tout son temps avec le candide charmeur. Son agent la place sous pression, mais rien n'y fait. La veille du concert, devant tout les notables d'Algancity, au lieu de travailler, elle est dans les bras du jeune homme. C'est à ce moment là qu'une pulsion subite la prend, et, avec ses ongles, elle crève les yeux de l'amant, avant de le traîner jusqu'à un antigrav, qu'elle conduit à travers toute la ville, jusqu'à un vieil entrepôt. Là, une cuve d'acide attend...
Le lendemain, elle joue mal, le public est mécontent, les applaudissements chiches. Mais, quelques minutes avant la fin, la menue joueuse s'effondre tout d'un coup, le brusque mouvement de la main créant sur l'harmonique un son rauque et atroce. Le même jour, les journaux titrent: " "Amos" est de retour: meurtre à l'acide à Algancity".
Durant le voyage retour, elle se montra passablement agitée, et, à un moment, essaye d'agresser un steward, qui parvient tout juste à éviter qu'elle lui transperce le cou à coup de cuillère. Le dernier jour, en orbite d'Arkilia, une jeune femme aux cheveux en désordre, au regard fou et aux vêtements déchirés se présente à l'officier de police de bord, et affirme être Hiram Deija. Bien évidement, lorsqu'on la reconnait comme Esther Restopov, on la raccompagne chez ses parents, inquiets, et l'incident est classé. Il sera réouvert deux mois plus tard.
Ça n'est ni plus ni moins que le baron Ernest Derbin, pair impérial et ancien minuscule, que l'on découvre un matin réduit à l'état d'enveloppe flasque de chair, avec sa femme et ses enfants dans le même état, sans que son garde du corps n'ait rien entendu de la nuit. Mais une caméra de surveillance est parvenue à filmer la silhouette cagoulée de noir qui a pénétré l'appartement, et, après des recherches poussées, l'ONI, le bras armé de la marine arkilienne, et spécialiste des cas "étranges", trouve la coupable: Esther Restopov. On découvre également l'incident du retour d'Algancity; elle est placée en institution psychiatrique après un court et claire procès, présentée comme aliénée. Par la suite, les inspecteurs de l'ONI ne seront plus aussi imprudents.
La frêle jeune femme au sourire timide, aimée de tous dans l'asile à peine une semaine après son arrivée, tue onze gardiens et cinq détenus en s'échappant. Deux des gardiens seront retrouvés des semaines après, au bord d'une route de campagne, dans l'état habituel des blessures des victimes de Deija. Le capitaine Preskov, de l'ONI, se lance sur les traces de cette proie étrange. En deux ans de traque partout à la surface d'Arkilia, on dénombrera près de trente-et-un morts, dont cinq dans l'équipe de policiers spéciaux. Finalement, en un moment de suprême volonté, la partie Eshter Restopov de l'esprit reprend le dessus, et va se livrer das un petit commissariat de province à des officiers de polices très perplexes.
Cette fois ci, les services spéciaux sont plus prudents, et ne la prennent plus tellement pour une folle. Elle est emmenée dans une prison de haute sécurité, à Arkengelsk, la lune de Arkilia, tandis que les journaux retracent les péripéties de la "pseudo-Amos". Nous sommes en 2746
Grâce aux moyens modernes, les services de l'ONI découvrent médusés ce qu'à subi ce jeune corps: l'adjonction de l'esprit psychopathe et criminel de Hiram Deija, qui a totalement subjugué la faible part féminine. Toutes les informations sont classées au plus haut niveau de secret, tandis que les meilleurs experts se relaient devant Deija, afin d'en savoir plus sur son esprit criminel. On libérera également Esther Restopov, en la transférant grâce à un dispositif de transplantation clandestin acheté une fortune, dans un corps de femme en état de mort cérébrale. La malheureuse racontera son calvaire, de l'éveil mystérieux dans les rues boueuses de Carcaran, jusqu'à sa situation, acculée dans sa propre tête par l'Étranger, comme elle l'appelle.
Ce dernier, toujours dans le corps féminin, s'avère être à la fois loquace et mystérieux; il parle par énigmes, disserte des heures au sujet de sa puissance, mais aussi, soit-disant, de l'Ordre Révélationniste, et peut se fermer comme une huitre pour un simple refus de lui donner l'heure. Des milliers d'heures d'entretiens véritablement surnaturels seront enregistrés, et il aidera à résoudre plusieurs affaires de meurtres sordides grâce à sa connaissance intime du crime, entre 2746 et 2755. A cette époque, il est placé sous une garde considérable: sa cellule est totalement isolée, les tuyaux d'arrivée et de sortie des eaux grillagés plusieurs dizaines de fois, la cage de verre doublée d'hexacier de dix mètres carrés où il évolue épaisse de quinze centimètres, elle-même placée au fond d'une cave blindée, avec un seul accès, gardé jour et nuit par dix hommes, tandis que son parloir lui donne pour unique interlocuteur les psychologues et les enquêteurs.
Le dernier acte a lieu en 2755: on le transfère dans le secteur Jonction, vers une station-prison. Sous la garde de cinquante commando marines, il - elle - est transféré dans un astronef de guerre, placé dans une camisole plastique doublée d'une camisole chimique (inhibiteur nerveux). Néanmoins, l'impensable se produit: Le frêle et peu exercé corps se libère de ses liens pourtant si forts, et parvient à fuir, non sans mutiler affreusement deux soldats impériaux, dont la carrière se terminera là. Durant deux semaines, elle se cachera à bord, faisant partir toutes les capsules de survie pour brouiller les pistes. Lors du retour au port, elle quitte discrètement l'astronef, et depuis, sa trace s'est perdue.
Jusqu'à aujourd'hui, Hiram Deija a plus de 871 meurtres, tout plus barbares les uns que les autres, à son actif, et est l'un des criminels les plus recherchés de la galaxie. Pervers, mystique et d'une violence noire, il est un individu exceptionnellement noir de l'histoire de l'humanité. La pauvre Esther, elle, s'est faite nonne.
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